Textes     poèmes   et   chansons.

 

SP la Châtaigneraie  clip par les soignants

Françoise Hardy chanson d'adieu à son fils

Serge Reggiani  Le temps qui reste

Linda Lemay La place au sous-sol

                             La centenaire

Léo Ferré Ne chantez pas la mort

 

 

 

 

 

Le temps qui reste paroles de JL Dabadie

Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien ?
Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien ?

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes-en pour demain...

J'ai encore du pain
Encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord ?

Donna Swanson (1978) exprime ses pertes et acquisitions de son Moi dans une partie d’un de ses poèmes :

 

«  Mon Dieu que mes mains sont vieilles! Je ne l'ai jamais dit tout haut auparavant, mais elles le sont" J'en étais tellement fière auparavant. Elles étaient douces comme le velours d'une pêche ferme. Maintenant leur douceur ressemble plutôt à celle de draps usés ou de feuilles desséchées. Ces mains étaient gracieuses et minces, quand sont-elles devenues des griffes noueuses et contractées? Quand mon Dieu? Elles sont étendues sur mes genoux, comme détachées de ce corps usé qui m'a trop bien servi!"

"depuis combien de temps quelqu'un m'a-t-il touché? Vingt ans? Vingt ans? je suis veuve depuis vingt ans. Respectée. Une personne à qui l'on sourit, mais jamais touchée! Jamais tenue de près pour la solitude s'efface.

Je me souviens de la façon dont ma mère  me tenait. mon Dieu! Lorsque j'étais blessée dans mon corps ou dans mon âme, elle me prenait contre elle et caressait mon dos et mes cheveux soyeux de ses mains chaudes."

" Oh, mon Dieu, je suis tellement seule! Je me souviens le premier garçon qui m’a embrassée. C’était tellement nouveau pour nous ! Le goût des lèvres jeunes et du maïs soufflé, l’impression de mystères à venir.
Je me souviens de Pierre et des bébés - comment puis-je me les rappeler autrement qu’ensemble ? Ce sont des tentatives gauches, maladroites des nouveaux amants que sont venus les bébés. Notre amour a grandi en même temps qu’eux. Et, mon Dieu, Pierre ne semblait pas s’inquiéter de voir mon corps épaissir et se faner un peu. Il m’aimait toujours. Et il me touchait aussi. Cela ne nous importait pas de n’être plus beaux. Et les enfants me serraient tant contre eux. Oh Dieu que je suis seule !
    Mon Dieu, pourquoi n’avons-nous pas appris aux enfants à être fous et affectueux aussi bien que dignes et convenables ? Voyez-vous, ils font leur devoir. Ils arrivent dans leurs belles voitures ; ils viennent à ma chambre me présenter leur respect. Ils bavardent gaiement et rappellent des souvenirs. Mais ils ne me touchent pas. Ils m’appellent Maman, Mère ou Grand-mère. Jamais Marie. Ma mère m’appelait Marie. Mes amis aussi. Hank m’appelait Marie aussi. Mais ils sont partis. Et Marie aussi. Seule reste la grand-mère. Et Dieu qu’elle est seule ! »

Je ne deviens pas vieux, je me patine ! 

"À partir d'un certain âge, les miroirs devraient réfléchir avant de nous renvoyer notre image"

J.B. Shaw

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