Congrès de la SFAP juin 2019 Paris

Atelier C3 - Comment parler de la mort aux jeunes

Parler de la vie et de la mort aux enfants Elisabeth Millet,bénévole d’accompagnement, Jalmalv, Laon

Contexte et buts

En moyenne il y a en France un orphelin par classe en primaire. Dans notre société, parler de la mort avec les enfants ne va pas de soi. Action menée en 2018 : une animation de 90 minutes, sur le cycle de la vie auprès de 36 classes et 917 enfants. À travers des ateliers naître, grandir, vieillir, mourir, les enfants ont pu de façon ludique et interactive, découvrir les différentes étapes de la vie. Pour : • Permettre aux enfants d’intégrer la notion de cycle de la vie. • Permettre aux enfants d’acquérir les compétences nécessaires à l’élaboration des pertes et deuils qu’ils rencontreront inévitablement sur leur chemin de vie. • Familiariser l’enfant au thème de la mort. • Aider l’enfant à comprendre que dans les difficultés deuils, pertes etc. , nous pouvons « rebondir »• Faire prendre conscience qu’à chaque étape de la vie, il est indispensable d’être en lien. Dans la vie, ce qui nous aide à vivre les difficultés, c’est d’être écouté, regardé, entendu.

Méthode:

Dans l'atelier Naître: Faire prendre conscience que la naissance c'est d’aller d’un cocon douillet, le ventre maternel, vers quelque chose d’inconnu, un passage obligé vers... Qu’est ce qui va rassurer le nouveau-né (peau à peau, caresse), l’odorat, la voix de sa maman, cela va créer le lien. Début des relations humaines.

Dans l'atelier grandir Faire découvrir la joie des découvertes en grandissant, la joie des liens nouveaux qui se créent. Découvrir que grandir c’est perdre aussi (ses dents de lait, son doudou etc. ), mais que l’on rebondit après une perte, une difficulté. Dans l'atelier vieillir:Montrer un visage positif et varié des personnes âgées pour lutter contre l'âgisme qui se développe dans notre société. Faire découvrir que l’âge mûr puis la vieillesse sont une période de vie durant laquelle on peut encore découvrir et faire beaucoup d’activités, être utile, être heureux, mais période aussi durant laquelle on doit s’adapter et accepter le vieillissement de son corps, se préparer à l’idée que la fin de vie s’approche de plus en plus, et ce n’est pas facile.

Dans l'atelier mourir:Aborder la mort en dehors d'une période de crise familiale qu'est la perte d'un proche. Découvrir que chaque vie a une fin, tant dans le monde végétal, qu’animal et que pour l'homme. Montrer que depuis toujours les hommes s'occupent de leurs morts. Permettre aux enfants d'acquérir du vocabulaire, et donc la compréhension d'événements. Approche interculturelle et inter religieuse. Conte et jeu pour terminer3 mots- clés : cycle de la vie - exister c’est être en lien Paris juin 2019

- Compte-rendu des Actes 62 - SFAP -Paris 13 - 14 - 15 juin 2019 Parler des soins palliatifs avec les jeunes, c'est possible et enrichissant !Nicolas El-Haïk-Wagner,étudiant, Sciences Po, Paris, Université de Colombie Britanique, Paris-Vancouver, Jeanne-Yvonne Falher,bénévole d’accompagnement, Jalmalv, Rennes, Bruno Vincent,médecin, Hôpital Beaujon, Clichy, Anne-Claire Courau,médecin, Centre Hospitalier Rives de Seine, Puteaux, Caroline Tête,documentaliste, Centre National des soins palliatifs et de la fin de vie, Paris Contexte Les soins palliatifs sont un sujet complexe débattu dans notre société. Les enfants et les adolescents, en tant que citoyens de demain, sont demandeurs de prendre part au débat. Les établissements scolaires représentent, d’une certaine manière, la place publique où ils peuvent exprimer leur point de vue. Les professionnels de soins palliatifs

ont tout intérêt à encourager ces discussions et à s’y faire inviter pour s’enrichir des échanges. MéthodeUn groupe de travail, initié par des jeunes, a donc vu le jour en 2015 pour recenser et mettre en relation toutes lesparties en présence : jeunes, professionnels de l’ Education Nationale et professionnels et bénévoles de soins palliatifs.Nous présenterons quelques initiatives menées ou recensées par le groupe de travail afin d’explorer la pluralité desdispositifs mis en place pour parler des soins palliatifs avec les enfants et les adolescents. Nous expliquerons égale-ment en quoi se confronter à un public non averti et en apprentissage oblige les professionnels de soins palliatifs à adapter leur discours et en quoi la richesse des débats peut élargir le champ des explorations possibles en soins palliatifs.

Résultats En ans, le groupe a mené des actions de lobbying auprès de l’Education Nationale, des actions de terrain auprès des lycéens et des actions de valorisation de projets menés par les professionnels de soins palliatifs localement. Nous évo-quer ons les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des projets et leur reproductibilité. PerspectiveLe groupe de travail va continuer ses efforts de recensement et de soutien dans l’élaboration et la diffusion des initia-tives locales au niveau national. Dans une autre mesure, il ambitionne d’étudier la faisabilité de transférer au niveaunational les initiatives locales afin d’informer plus largement les jeunes sur les soins palliatifs, et de susciter, chez cesfuturs citoyens, les idées et les projets de demain. 3 mots- clés : jeunes - soins palliatifs - milieu scolaireTa mort en short(s) : des court-métrages et un livret pour parler de la mort au collègeCaroline Tête,documentaliste, Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, ParisContexteParler de la mort avec les jeunes reste plus difficile pour les adultes que pour les enfants. Leur curiosité les pousse àposer des questions qui déstabilisent les adultes. Comme si le fait d’aborder des questions complexes éveillait chez l’adulte la peur de ne pas donner de réponse objec-tive à l’enfant, alors que ce sont ces questions mêmes, par leur valeur existentielle, qui nous rendent proprementhumains. FOLIMAGE, une société de production, a soigneusement sélectionné des court- métrages évoquant lamort autour d’un cycle « Ta mort en short(s) » (sorti au cinéma le 31 octobre 2018) : tout en évoquant la disparition,Paris juin 2019 - Compte-rendu des ActesSFAP -Paris 13 - 14 - 15 juin 2019 - 63le deuil et la tristesse, l’ensemble du programme est un hymne à la transmission, aux souvenirs et à toutes les richessesque nous laissent ceux qui partent. MéthodeAfin de pouvoir travailler la question au sein des établissements scolaires avec les collégiens, FOLIMAGE et le réseauCanopé nous ont contactés pour rédiger le livret pédagogique. Au cours de notre exposé, nous décrirons la collabo-ration maison de production/éducation nationale/soins palliatifs qui a donné lieu à ce livret pédagogique. Nousmontrerons comment les différentes initiatives de professionnels de soins palliatifs auprès des collégiens/lycéens ontconduit l’éducation nationale à privilégier un partenariat avec eux. Enfin, nous présenterons le contenu du livretpédagogique ainsi que les séances pédagogiques proposées. RésultatsLe livret pédagogique permet aux professeurs d’aborder le cycle de court-métrages en classe. Les court-métrages ainsique le matériel pédagogique dédié offrent ainsi aux jeunes un espace-temps de sécurité émotionnelle dans lequel ilspeuvent exprimer des émotions violentes sans être jugés par leurs pairs. ConclusionDepuis près de 10 ans, les professionnels de soins palliatifs proposent des initiatives autour de la fin de vie et de lamort, auprès d’un jeune public qui n’est pas épargné par les épreuves de vie. Cette volonté à remettre la mort au seindes apprentissages voit les prémisses d’un aboutissement avec l’initiative de FOLIMAGE. 3 mots- clés : film - jeune -

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